bannière

bannière

mardi 17 mai 2011

L'assistanat.

Assistanat. Je suis persuadé que c’est en partie sur ces quatre syllabes que Nicolas Sarkozy a gagné les élections de 2007. Lors de ses meetings, c’était en tous cas sur ce thème et sur celui de la réhabilitation du travail qu’il était le plus applaudit et qu’il soulevait les foules. 
Laurent Wauquiez a remis le mot au goût du jour en proposant « cinq heures de travail hebdomadaire » en contrepartie du versement du RSA. Tout ce que Paris compte de journalistes et d’Hommes politiques, membres de la majorité compris, ont fustigé les propos de Laurent Wauquiez. Pourtant, il semble que sa proposition ait reçu un accueil positif de la part des français. Il faut toujours parler des sondages avec précaution, néanmoins, 70% des français seraient favorables à une telle mesure.
Sortons de la caricature : il ne s’agit pas de traiter les chômeurs de fainéants mais d’inciter à la reprise d’un emploi. Le RSA est d’ailleurs est un dispositif qui va dans le bon sens, son but est d’encourager les chômeurs à reprendre un travail en assurant qu’ils gagneront véritablement en choisissant de ne plus bénéficier des prestations sociales. Toutefois, il présente des effets pervers : « un salarié à mi-temps payé au SMIC et touchant le RSA, avantages compris, gagnerait plus que celui qui touche un SMIC en travaillant à temps complet dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. » Comment peut on favoriser le travail dans une société où on travaille moins pour gagner plus ?

Je ne comprends pas en quoi demander aux bénéficiaires du RSA sans emplois de travailler pour la société est indécent. Comme si le travail lui même était un mal absolu. On peut imaginer que quelques heures de travail pour la collectivité ait des répercussions positives tant pour les personnes concernées que pour la communauté. Cela permettrait de remettre ces personnes dans une dynamique positive de travail et de recréer du lien social autour d’un projet. Comme le dit François Hollande, cela permettrait aux chômeurs de « prendre leur place dans la société, de servir au bien public. »
Car s'il est normal que la société dépense pour la solidarité, il est normal que ces dépenses aillent dans le bien commun de tous.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire